Pessimisme
Dans les textes Ce triste monde et Soirée dans un cabinet ovale, j’ai abordé brièvement la manière dont les événements pourraient se dérouler. Depuis la rédaction de ces documents, plusieurs évolutions ont eu lieu, mais la perception négative demeure pour certains. Il est cependant crucial de noter que là où certains voient du pessimisme, d’autres peuvent percevoir de l’optimisme, car rien n’est entièrement noir ni blanc. De plus, il est essentiel de considérer que, dans ce monde donné par le créateur, chacun a le droit d’exister, qu’il soit affecté négativement par les circonstances ou qu’il y trouve des raisons de se réjouir.
Hier, le président Trump a eu un entretien téléphonique prolongé avec son homologue en Russie. Ce qui attire mon attention n’est pas tant le contenu de leur discussion ou leurs décisions, mais plutôt les nombreux commentaires auxquels j’ai accès. Je suis notamment les avis des commentateurs de la chaîne française LCI, qui représentent parfois les intérêts de l’Union européenne, parfois ceux de la France, et s’opposent généralement au président Trump ainsi qu’à l’agression russe en Ukraine.
Je suis également les réactions ukrainiennes, qui ne sont pas complètement pro-gouvernementales, dont le principal représentant est Vitaliy Portnikov, sur la chaîne de télévision Espreso. Je l’ai écouté aujourd’hui, et il a confirmé mes plus profondes suppositions, ce qui ne me conduit en aucun cas à des éclats de joie, d’autant plus qu’il a par ailleurs abordé la question des élections présidentielles polonaises, qui semblent prendre une direction assez vague et montrent que, soudainement, en Pologne, personne n’a honte de ses opinions politiques. Portnikov craint ouvertement qu’après le second tour des élections polonaises, la Pologne rejoigne la Hongrie et la Slovaquie.
Dans les paroles du publiciste ukrainien, ma conviction se confirme de l’absence totale de contradictions d’intérêts entre les États-Unis et la Russie. Tout ce théâtre ne sert qu’à satisfaire les intérêts du capital américain, avec la complicité des marionnettes russes. Trump se lave les mains et laisse aux Ukrainiens et aux Russes le soin de résoudre leurs problèmes, ce qui, en réalité, pousse l’Ukraine à capituler afin de devenir, par la suite, une ressource exploitée dans le cadre des accords signés, en partenariat avec les Russes. Ces derniers deviendront des outils entre les mains américaines, bien que le monde pense qu’ils sont déjà devenus des instruments chinois.
De ce côté, une ombre de dépression se profile. Un pessimisme noir, car rien ne semble pouvoir arrêter ce genre de jeu. L’Europe, à en croire les commentaires français, mettra encore dix ans à se réveiller. Apparemment, les modèles sociaux ont complètement anesthésié l’instinct de conservation, ou bien c’est l’idée qui domine que, finalement, peu importe qu’il s’agisse de démocratie ou d’autoritarisme, tant que l’assiette est pleine. Ainsi, ces quelques milliers d’Ukrainiens ou de Russes doivent être sacrifiés, pourvu que les trônes conservent leur pouvoir et continuent de briller de leur éclat ostentatoire.
De l’autre côté, il faut croire que quelque chose finira par changer. Après tout, ce tsar ne durera pas éternellement, ni l’autre. L’assiette pleine finira par lasser, et les rêves de jeunesse referont surface. Mais qui rendra la vie à ceux qui périssent dans les tranchées uniquement pour satisfaire les ambitions de cerveaux décrépits quelque part au sommet du pouvoir ?

🥲 Je partage cette lucidité
Mais je crois en une Pologne qui ne va pas tomber dans le piège !