L’expérience polonaise des derniers huit ans et la situation actuelle m’enseignent qu’il y a toujours un tiers de Polonais penchés côté droit et le reste qui s’en fiche.
Aux moments difficiles, ce reste sait s’unir et repousser le danger, si on peut appeler cela danger.
De toute façon, un tiers existe, malgré tous les enchantements de la Pologne ‘progressiste’. Que peut-on faire, les éliminer, tous ces voisins, au fond sympathiques, tous ces curés de campagne, amateurs de la bouffe, de la goutte, de la chair ? Les éliminer ? Aucune idée.
Un tiers
Auparavant, il y avait une Pologne populaire avec un système mussolinien de la protection sociale qui s’occupait de ces personnes-là. Le capitalisme venu, personne n’y pensait.
Kaczyński, en bon élève de Marx et de Carlo Schmitt, appuyé sur les dos de pépères nationaux communistes, avait su s’en occuper. Il savait aussi gagner les élections, profitant du fait que les autres deux tiers, très divisés depuis toujours, s’en moquaient. Le reste, nous le savons.
Aujourd’hui, Kaczyński a perdu, mais son tiers reste toujours. Que peut-on faire ? L’éliminer ?

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