Il faut se dépourvoir d’un objet, d’un sentiment, d’une nostalgie, pour retrouver un nouveau espace. On ne perd rien, on ouvre de nouvelles portes. Cela vaut partout, en vie et en politique.
J’observe ce qui se passe autour de moi, dans le monde et précisément en France, pour y comprendre ou se balade le fleuve souterrain, parfois appelé destin. J’y vois les personnes qui s’obstinent à garder une place que l’histoire voudrait leur enlever.
Ils résistent si l’on les écoute, ils raisonnent bien ou mal, mais ils ont déjà perdu la boussole.
La France d’aujourd’hui est parfaite pour qui veuille apprendre l’histoire. Tout d’abord, il faudrait relire Machiavel et il ne reste qu’observer.
Pendant, le déluge
Je viens de découvrir Isaiah Berlin et ses essais sur la liberté. Il est un peu baroque dans ses raisonnements, mais avec une patience, on y arrive à discerner le nœud.
J’aimerais, quand même, rappeler que la liberté est liée à la solitude. On naît seuls et on meurt, aussi, seuls. Cela indique les directions et tout le raisonnement sur la liberté s’y heurte. La liberté ne concerne que les individus, les sociétés ou les groupes sociaux ne peuvent jamais la prêcher, car cela sent de la manipulation.
Je reviens, donc, à la France et je la regarde abasourdi. Tant d’opinions, tant de gueules, toutes intéressantes et, peut-être, honnêtes, mais il n’y reste au bout de la pensée qu’un arrière-goût amer, un peu dégueulasse, de la putréfaction.
Le temps passe, les générations se suivent, le refrain revient qu’il faut se dépourvoir d’un objet pour retrouver l’espace, l’haleine.
Pendant, le déluge

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